Regiment du train francazal

Regiment du train francazal

Derrière la phrase entendue aux infos en février 2013 résumant, par exemple, «les Français ont sauté sur Tombouctou», il y a des mois de préparation, des heures d'entraînement, des tonnes de matériels et un savoir-faire, celui du 1er Régiment du train parachutiste, par exemple, «qui donne aux armées françaises une capacité de conditionnement, de transport et d'aérolargage désormais unique en Europe», comme le souligne Jean-Marc Duquesne, délégué général du GICAT, lui-même ancien patron de la brigade.comme au sein du futur pôle national des opérations aéroportées toulousain. En 2008, dans le cadre des coupes budgétaires drastiques, il avait été question d'envoyer à la casse les vieux tracteurs niveleurs. En 2013, ils ont été indispensables pour remettre en état les pistes des aéroports de Tombouctou et Gao sabotées par les jihadistes. D'une bonne gestion de l'existant à l'anticipation des besoins : le «dialogue vertueux» que veut le GICAT, à travers ce rendez-vous, souligne Jean-Marc Duquesne.«Le kif, le sentiment de faire vraiment ce pour quoi on a été entraînés malgré l'incertitude de ce qui vous attend en bas, parce que c'est plutôt mal «pavé»», se souvient un para en aparté. Il est en territoire connu : autrefois patron du «8», il a également commandé la brigade à Toulouse.Voir la force d'intervention rapide aéroportée sur le pied de guerre – même si c'est pour une démonstration – et surtout toute la chaîne que cela représente du pôle de commandement aux spécialistes du renseignement et de l'action en passant par la livraison et le ravitaillement par air, reste en effet rare.Sur le tarmac du Quartier colonel Edme, hébergeant le 1er Régiment du train parachutiste à Francazal, 300 parachutistes équipés de pied en cap attendent sous la pluie. à Toulouse, Tarbes, Castres, Pamiers, Montauban ou Carcassonne et jusqu'à Calvi, en Corse, chaque régiment de la 11e Brigade parachutiste sait ce que cela veut dire lorsqu'il prend son tour de permanence.Mais le message des militaires aux industriels est clair : «Pour nous, avant d'acheter français, il faut acheter le meilleur».Toute une mécanique complexe qu'ils voient concrètement s'articuler devant eux.

3 300 salariés, 800 millions d'euros Chez lui à Francazal, le 1er RTP en profite donc pour montrer cette spécificité et ce en quoi il est la clé de voûte de la livraison et du ravitaillement par air.«Toulouse est toujours placé au premier rang de l'innovation dans la Défense», note pour sa part Stefano Chmielewski, président du groupement.Ses hommes assurent l'échelon en alerte pouvant être projetés n'importe où sous un délai de 12 heures.Celle qui a sauté cet été sur la passe de Salvador au nord du Niger, carrefour stratégique avec l'Algérie et la Libye pour les groupes jihadistes. Une mécanique complexe Chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser serre des mains, discute avec les parachutistes castrais.«Respecter les principes de liberté d'action, d'initiative et de rapidité, la capacité à vaincre dépendant de la liberté d'action au sol et près du sol».

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