Regime soupe aux choux 5 jours kennedy

Regime soupe aux choux 5 jours kennedy

bon, ok, je n'ai aucune excuse, je le reconnais, sauf peut-être le plaisir coupable d'aller rechercher quelque chose de son enfance dans un de ces bons vieux de Funès d'antan.Au fond, c'est un véritable requiem pour un monde qui s'efface.En surface, c'est une comédie pas finaude, à base de vieux paysans luttant contre l'urbanisation et pour la simplicité des choses.est un film sur la vieillesse de de Funès ; à son corps défendant, sûrement, mais le fait est là.Les tentatives de l'acteur pour retrouver un peu de ce qui a fait son succès (les excès de jeu, ici pitoyablement représentés par des coups de boule dans un oreiller, comme si la furie du jeu de de Funès devait être amortie par les plumes) sont terribles ; même s'il est souvent touchant, étonnamment sobre même parfois, on ne peut que constater l'usure de l'acteur.Les deux finiront derrière un grillage, les spectateurs leur jetteront des cacahuètes comme s'ils étaient les singes savants en charge du spectacle un peu ringard de leur décrépitude.C'est le dernier film de notre bon Louis (ou l'avant dernier, la fédé n'a pas tranché), et c'est ce qui fait tout le sel de la chose.Pire, elle enfonce le clou : celle qui a toujours fait la femme de de Funès, Claude Gensac, interprète ici la folle du village, et on adjoint à sa place au compère une jeune première qui est complètement déphasée par rapport à lui.

Le scénario est d'ailleurs très fidèle au roman, sorte de variation sur les ultimes Gaulois rebelles se dressant contre l'envahisseur (ici, la modernité, l'urbanisation à outrance, le capitalisme, représentés par un maire hystérique).Il n'a plus le rythme, plus l'énergie, plus la fougue, et la caméra enregistre ça : la chute d'un géant.Très violent contre la génération de Funès, ces clowns n'ayant d'autre ambition que celle de faire rire, Girault, sans s'en rendre compte de toute évidence, envoie toute cette race d'amuseurs à son passéisme, regarde le monde moderne exploiter puis rejeter ces vieux comiques, et appuie là où ça fait mal.Très touchant, celui-ci la regarde partir, et reste avec son bon vieux partenaire (Jean Carmet, qui lui laisse toute la place sans jamais s'effacer pour autant) à boire des ch'tis canons et péter sous la lune.Et quitte à boire le vin de l'humiliation jusqu'à la lie (ça se dit, ça ?

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